Plus de 1 250 participants sont attendus les 3 et 4 novembre en Angola pour deux jours d’échanges consacrés aux transformations qui redessinent le système financier du continent.
L’Afrique prépare un nouveau rendez-vous majeur autour de l’avenir de sa finance. Les 3 et 4 novembre prochains, Luanda accueillera l’Africa Financial Summit (Afis), qui réunira des dirigeants de banques et d’assurances, des acteurs de la fintech, des opérateurs de paiement mobile, des spécialistes des marchés de capitaux, mais également des décideurs publics et des régulateurs. Pendant deux jours, ces différents acteurs confronteront leurs expériences et leurs perspectives autour de plusieurs enjeux qui conditionnent désormais la capacité du continent à financer sa propre transformation.
Numérique, inclusion et financement de la transformation africaine
Les discussions porteront notamment sur la transformation numérique du secteur financier, l’inclusion financière, la transition climatique et l’harmonisation des cadres réglementaires. Des thématiques qui traduisent les mutations rapides du paysage financier africain, marqué par la progression des fintechs, du mobile money et des nouveaux moyens de paiement, mais aussi par la nécessité de construire des marchés capables de mobiliser davantage de capitaux pour financer les entreprises et les infrastructures.
Le choix de l’Angola comme pays hôte intervient alors que le pays cherche lui-même à moderniser son système financier et à diversifier son économie, encore fortement dépendante du pétrole. Cette orientation rejoint les ambitions de l’« Angola Vision 2050 », qui mise notamment sur l’agriculture, l’industrie, les mines et les services. Co-organisé avec l’International Finance Corporation (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, l’Afis entend ainsi rapprocher les acteurs publics et privés susceptibles de contribuer au financement d’une croissance africaine plus diversifiée, inclusive et durable.
Au-delà des deux journées de rencontres, l’enjeu est surtout de savoir comment la finance africaine peut accompagner une transformation qui ne pourra plus reposer uniquement sur les financements extérieurs. Le rendez-vous de Luanda devrait ainsi servir de plateforme pour faire émerger des collaborations, partager des solutions et réfléchir aux conditions nécessaires à l’émergence de marchés financiers africains plus solides et mieux intégrés.