La candidature du Congolais Luc Missidimbazi au poste de secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications (UAT) entre dans sa phase décisive. Réunis à Abuja, au Nigeria, du 16 au 24 juillet, les États membres de l’organisation sont appelés à désigner le dirigeant qui pilotera l’institution pour les quatre prochaines années. Pour le Congo, cette échéance marque l’aboutissement de plusieurs mois de mobilisation diplomatique engagée depuis mai 2025.
Une élection en plusieurs étapes
Le processus électoral se déroule en plusieurs séquences. Après une session spéciale du Conseil d’administration les 16 et 17 juillet, les délégations se retrouvent les 20 et 21 juillet pour le comité préparatoire, ultime phase de consultations avant le vote.
La décision finale reviendra à la Conférence des plénipotentiaires, prévue les 23 et 24 juillet, au cours de laquelle les 52 États membres éliront, à bulletin secret, le prochain secrétaire général de l’UAT.
Face au candidat congolais se présentent des représentants de l’Afrique du Sud, de la Zambie, de la Tunisie et du Cameroun.
Une campagne axée sur trois priorités
Pour convaincre les délégations africaines, la candidature de Luc Missidimbazi s’articule autour de trois axes majeurs.
Le premier porte sur une représentation plus équilibrée des sous-régions dans la gouvernance numérique du continent. Le deuxième met en avant son expérience dans le développement et la transformation numérique, présentée comme un atout pour conduire les missions de l’institution. Enfin, le troisième repose sur une volonté de renforcer la coopération entre l’ensemble des États membres, afin de construire une stratégie numérique inclusive au bénéfice de tous les pays africains.
À Abuja, les derniers échanges diplomatiques visent à consolider les soutiens déjà acquis, convaincre les délégations encore indécises et rallier celles qui n’avaient pas encore exprimé leur préférence.
Une vision centrée sur le développement du numérique africain
Luc Missidimbazi rappelle que le rôle du secrétaire général consiste avant tout à mettre en œuvre les orientations arrêtées par le Conseil d’administration et validées par les États membres.
S’il est élu, il entend engager un état des lieux de l’économie numérique africaine afin d’identifier les acteurs déjà mobilisés et ceux qui restent à impliquer dans les activités de l’UAT. L’un de ses objectifs affichés est également de renforcer la participation des États membres qui demeurent peu actifs au sein de l’organisation.
Un enjeu de visibilité pour le Congo
Au-delà de l’élection elle-même, cette candidature représente un enjeu stratégique pour le Congo. Une victoire permettrait au pays d’occuper une position de premier plan dans une institution panafricaine chargée des questions liées aux télécommunications et au développement numérique.
Elle renforcerait également la présence du Congo dans les discussions africaines sur les grandes transformations technologiques et favoriserait le développement de nouveaux partenariats avec les acteurs publics et privés du secteur.
Une candidature portée par un engagement national
Luc Missidimbazi a souligné que cette candidature bénéficie d’un important soutien institutionnel. Il a salué l’engagement du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, du Premier ministre ainsi que des différents membres du gouvernement impliqués dans ce dossier.
Il a également mis en avant le rôle joué par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), qui a accompagné la candidature sur les plans technique, diplomatique et organisationnel, ainsi que celui du corps diplomatique congolais mobilisé auprès de nombreux partenaires africains.
À quelques jours du scrutin, le candidat congolais considère cette dernière étape comme déterminante pour porter les ambitions du Congo au sein de la gouvernance numérique africaine.