Le ton est donné dès l’ouverture du nouveau quinquennat. Lors du premier Conseil des ministres tenu le 6 mai, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a placé la transformation numérique de l’administration publique au cœur des priorités gouvernementales. Objectif : améliorer l’efficacité de l’État, renforcer la transparence et maximiser la mobilisation des ressources internes.
Une task force pour piloter la transformation digitale
Parmi les décisions phares, la mise en place d’une task force dédiée à la digitalisation des administrations. Cette structure devra agir rapidement, avec un accent particulier sur les régies financières, considérées comme un levier stratégique pour améliorer la collecte des recettes publiques.
Cette orientation s’inscrit dans une logique claire :
- réduire les pertes et les fraudes,
- améliorer la traçabilité des flux financiers,
- simplifier les procédures administratives pour les usagers et les entreprises.
La digitalisation apparaît ainsi comme un outil central pour moderniser la gouvernance publique et renforcer la performance économique du pays.
Infrastructures : un chantier global pour soutenir la croissance
Au-delà du numérique, le chef de l’État a rappelé l’urgence d’accélérer plusieurs projets structurants. Parmi eux :
- la réhabilitation du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO),
- la réalisation du corridor 13 et des axes routiers stratégiques,
- le désenclavement de l’arrière-pays avec des priorités comme Ouesso-Pokola, le pont sur la Sangha ou encore les liaisons vers la Centrafrique et le Gabon.
Ces investissements visent à fluidifier les échanges, stimuler le commerce régional et renforcer l’intégration économique du Congo dans la sous-région.
Énergie et eau : répondre aux besoins essentiels
Le président a également insisté sur l’amélioration des services de base, indispensables à toute dynamique économique.
Concernant l’électricité, les attentes reposent notamment sur :
- la réhabilitation de la ligne très haute tension Pointe-Noire – Brazzaville,
- la mise en service des installations de Mossaka,
- l’extension de la desserte à des localités comme Louingui, Boko et Loumo.
Sur le volet de l’eau potable, le gouvernement est appelé à accélérer les projets liés au Plan Mattei pour l’Afrique et à relancer la réhabilitation de l’hydraulique rurale, qui avait permis la réalisation de milliers de forages à travers le pays.
Une exigence de résultats pour le gouvernement
Au-delà des annonces, le message présidentiel est sans équivoque : le temps de l’exécution a commencé. Le gouvernement est invité à fonctionner comme une équipe soudée, animée par une obligation de résultats face aux attentes des populations.
« Le peuple ayant fait sa part », en accordant sa confiance, il revient désormais à l’exécutif de concrétiser le projet de société, à travers des actions visibles, rapides et efficaces.
Dans cette dynamique, la digitalisation de l’administration ne constitue pas seulement une réforme technique, mais bien un pilier de transformation économique, capable de soutenir l’entrepreneuriat, d’améliorer le climat des affaires et de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.