À l’approche des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), prévues du 25 au 29 mai à Brazzaville, le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé, a livré une analyse approfondie des enjeux de cet événement majeur pour le continent et pour le Congo.
Placées sous le thème « Mobiliser le financement du développement de l’Afrique à grande échelle », ces assises visent à repenser les mécanismes de financement du développement dans un contexte international marqué par la réduction de l’aide extérieure et une fragmentation croissante de l’économie mondiale.
Pour Ludovic Ngatsé, ces assemblées constituent bien plus qu’un simple rendez-vous institutionnel. Elles représentent une véritable vitrine économique pour le Congo, appelée à accueillir des investisseurs, des décideurs financiers et des partenaires techniques venus du monde entier. « C’est une occasion unique de présenter notre pays, notre potentiel et nos projets structurants », souligne-t-il.
Le ministre insiste sur les retombées potentielles, notamment dans des secteurs stratégiques comme les infrastructures, les mines, l’agriculture ou encore l’énergie. L’objectif est clair : attirer des financements et nouer des partenariats capables d’accélérer la transformation économique du pays.
Sur le plan interne, les préparatifs sont jugés satisfaisants, avec un taux d’exécution proche de 90 %. Une performance qui témoigne, selon lui, de la capacité du Congo à organiser des événements internationaux de grande envergure.
Ludovic Ngatsé met également en avant une évolution dans la stratégie de financement du pays. Désormais, l’accent est mis sur la mobilisation des ressources internes, les partenariats public-privé et les cofinancements, afin de limiter le recours à l’endettement.
Dans cette dynamique, le Congo prévoit aussi de contribuer pour la première fois au Fonds africain de développement (FAD), à hauteur d’un million de dollars, marquant ainsi son engagement dans la solidarité régionale.
Au-delà de l’événement, le ministre inscrit ces assemblées dans une vision plus large, celle du projet « Congo 2063 », qui ambitionne de structurer le développement du pays sur plusieurs décennies. Pour lui, le message est clair : le Congo veut se positionner comme un acteur crédible, stable et attractif au cœur de la dynamique africaine.