Face à la recrudescence du choléra, la Croix-Rouge congolaise (CRC), avec l’appui technique et financier de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), a lancé officiellement ce 26 août à Brazzaville le Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF). Objectif : renforcer la riposte et limiter la propagation du virus.
Une épidémie en progression inquiétante
Depuis le 23 juin 2025, le Congo enregistre une montée préoccupante des cas de choléra, principalement à Brazzaville et dans le Congo-Oubangui. Plus de 220 cas suspects ont déjà été recensés, dont 24 décès. Selon les autorités sanitaires, le pays compterait près de 500 cas et 35 morts, avec un taux de létalité jugé « alarmant ».
L’île Mbamou, épicentre de l’épidémie, demeure une zone hautement vulnérable, en raison des conditions sanitaires précaires et des flux de population avec la RDC et l’Angola.
Un plan d’action soutenu par l’Union européenne
Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Donatien Mounkassa, a insisté sur la nécessité d’une action rapide : « Le choléra est une maladie évitable et traitable, mais le contexte actuel exige une mobilisation urgente. »
L’Union européenne, représentée par Anne Marchal, a annoncé un appui de 220 000 euros (environ 140 millions de FCFA), destiné à 4 000 bénéficiaires directs à Brazzaville. Ce financement couvrira l’approvisionnement en eau potable, les soins de santé, l’hygiène et la sensibilisation communautaire. L’intervention s’étendra sur quatre mois, jusqu’en décembre.
Un risque régional majeur
La crise sanitaire congolaise s’inscrit dans un contexte régional tendu, marqué par la résurgence du choléra en RDC (Kinshasa, Équateur) et en Angola (Cabinda). Avec la porosité des frontières, la mobilité des populations et la fragilité des systèmes de santé, une propagation transfrontalière reste une menace sérieuse.