Le calendrier de l’élection présidentielle est désormais connu. Les Congolais sont appelés aux urnes au mois de mars prochain pour élire le président de la République. L’annonce officielle a été faite le 20 janvier par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, à l’issue du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État au Palais du peuple.
Conformément aux dispositions électorales en vigueur, le scrutin se déroulera en deux temps. Le vote par anticipation des agents de la force publique est fixé au 12 mars, tandis que le scrutin général, ouvert à l’ensemble des électeurs, aura lieu le 15 mars sur toute l’étendue du territoire national.
Une organisation en deux phases
Le vote anticipé concerne les forces de défense et de sécurité, appelées à assurer la sécurisation du processus électoral le jour du scrutin général. Cette disposition vise à garantir à ces agents l’exercice de leur droit de vote, tout en leur permettant de remplir leurs missions régaliennes le 15 mars.
Afin de préserver l’équité et la sincérité du scrutin, une journée de silence électoral est prévue le jour du vote des hommes en uniforme. Toute activité de campagne sera donc suspendue à cette date, conformément à la réglementation en vigueur.
Une campagne électorale encadrée
La campagne électorale s’ouvrira officiellement le 28 février et prendra fin le 13 mars, soit quarante-huit heures avant le scrutin général. Cette période sera consacrée à la présentation des projets de société, à la mobilisation des électeurs et aux débats démocratiques, dans le respect des règles fixées par les autorités compétentes.
Les pouvoirs publics appellent l’ensemble des acteurs politiques, des candidats et de leurs soutiens à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect des textes, afin de garantir un climat apaisé tout au long du processus.
Un enjeu démocratique majeur
Cette élection présidentielle constitue un moment clé de la vie démocratique nationale. Elle engage l’avenir politique, institutionnel et socio-économique du pays pour les prochaines années. À ce titre, les autorités invitent les citoyens à se mobiliser massivement, à retirer leurs cartes d’électeur et à accomplir leur devoir civique dans le calme et la discipline.
Les prochaines semaines seront déterminantes, tant pour l’organisation matérielle du scrutin que pour la qualité du débat démocratique. Les regards sont désormais tournés vers mars, dans l’attente d’un processus électoral transparent, crédible et apaisé.