La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a reçu en audience Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la Mer, afin d’échanger sur les enjeux liés à la préservation de l’océan, la biodiversité marine et le rôle des organisations non gouvernementales (ONG) dans la protection de l’environnement au Congo.
Une coopération renforcée pour la résilience des communautés côtières
Le Congo et la Fondation de la Mer ont réaffirmé leur engagement à collaborer pour développer des solutions face aux défis environnementaux. L’un des axes prioritaires de cette coopération porte sur le renforcement de la résilience des communautés côtières. Il s’agit d’accroître leur capacité à anticiper et à se relever des catastrophes naturelles, telles que les tempêtes, ouragans et inondations, plutôt que de se limiter à une réaction post-crise.
L’océan, un élément clé de l’équilibre climatique
Au Congo-Brazzaville, l’océan couvre près de 70 % de la surface terrestre et joue un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial. Il constitue l’un des principaux puits de chaleur de la planète, absorbant 90 % de l’excès de chaleur lié au changement climatique. Par ailleurs, il capture environ 23 % des émissions de CO2 d’origine humaine, contribuant ainsi à atténuer l’impact du réchauffement global.
Cependant, les effets du changement climatique accélèrent le cycle de l’eau et intensifient les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses, les précipitations excessives et les cyclones. Ces transformations ont des répercussions directes sur les écosystèmes marins et sur les populations vivant des ressources maritimes.
Le rôle des ONG dans la préservation des ressources naturelles
Lors de cette rencontre, Sabine Roux de Bézieux a souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les ONG, l’État, les collectivités territoriales et les citoyens pour la protection des ressources naturelles. La ministre Arlette Soudan-Nonault a insisté sur la nécessité de renforcer ces synergies afin de garantir des actions concertées et efficaces en faveur de l’environnement.
En partageant l’expérience de la Fondation de la Mer, Sabine Roux de Bézieux a mis en avant la nécessité de sensibiliser et de former les communautés locales afin d’assurer la pérennité des initiatives de protection de l’environnement.
Une mobilisation internationale pour l’avenir du bassin du Congo
Les discussions ont également permis de poser les bases d’une coopération plus étroite entre le Congo et les organisations internationales œuvrant pour la préservation de l’océan et du climat. Cet engagement s’inscrit dans une dynamique plus large visant à préserver la biodiversité marine et à développer des solutions durables pour les générations futures.
Créée en 2015, la Fondation de la Mer s’engage dans la lutte contre la dégradation des écosystèmes marins en soutenant des initiatives locales et en mettant en œuvre des programmes dédiés à la protection de la biodiversité, à la lutte contre les pollutions marines et à la sensibilisation du public. À travers cette collaboration avec le Congo, elle entend renforcer son action en Afrique et accompagner les acteurs locaux dans la mise en place de stratégies adaptées aux défis environnementaux actuels.