Le projet du pont route-rail reliant Brazzaville et Kinshasa, soutenu par l’Union africaine dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), entre dans une phase décisive. Selon les autorités, la désignation du concessionnaire est prévue pour septembre 2025, et le closing financier devrait suivre immédiatement.
Une avancée stratégique pour le projet
Lors de la récente conférence des chefs d’État sur les infrastructures en Afrique, Jean-Jacques Bouya, ministre d’État en charge de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux du Congo, a affirmé que les discussions avancent et que la mise en concession du projet est en bonne voie.
Les gouvernements congolais et rd-congolais ont déjà harmonisé les régimes fiscal, douanier et financier, condition essentielle pour attirer les investisseurs. Le processus d’appel d’offres devrait être lancé en juin, avec une sélection du concessionnaire en septembre, suivie de l’ouverture des négociations financières.
Pose de la première pierre avant la fin 2025 ?
Selon le ministre congolais, si le calendrier est respecté, la pose de la première pierre pourrait intervenir au plus tard en novembre. Toutefois, ce projet, lancé il y a plusieurs décennies, peine à convaincre certains investisseurs en raison des incertitudes économiques et financières qu’il suscite.
En décembre dernier, le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, avait pourtant annoncé un démarrage des travaux en septembre. Mais les difficultés de mobilisation des fonds semblent encore freiner cette ambition.
Un projet d’intégration régionale
Le pont route-rail fait partie du Corridor 13 de l’Union africaine, un axe stratégique visant à renforcer les échanges économiques et logistiques en Afrique centrale. Il est également couplé à l’extension du chemin de fer de Kinshasa vers Ilebo, consolidant ainsi les infrastructures de transport entre les deux Congo.
Avec la désignation du concessionnaire en septembre, l’ambition de voir enfin ce projet sortir de terre semble plus concrète que jamais. Reste à savoir si les partenaires financiers répondront présents pour assurer son aboutissement.