Depuis 40 jours, Brazzaville est plongée dans une crise énergétique sans précédent, marquée par une panne d’électricité persistante. Cette situation s’aggrave avec le mouvement social initié par le collectif des tâcherons de la Société Énergie Électrique du Congo (E2C), qui ont décidé d’abandonner leur poste de travail le 28 janvier dernier.
Un mouvement qui paralyse les services de l’E2C
Les manifestants, qui exercent dans plusieurs services stratégiques de l’entreprise, dénoncent la précarité de leur situation professionnelle et réclament leur embauche définitive. Parmi eux figurent des agents de la direction d’exploitation, de la moyenne et basse tension, ainsi que des techniciens en charge du service technique et commercial. Leur absence impacte directement les interventions de dépannage, la facturation et la relève des compteurs, aggravant ainsi la crise énergétique.
Des revendications portées depuis plusieurs années
Ce collectif, composé de travailleurs ayant accumulé jusqu’à 20 ans de service sans intégration officielle, affirme avoir entrepris plusieurs démarches auprès de la direction générale de l’E2C. Une réunion tripartite avait été organisée entre les tâcherons, la police et la direction générale, où des engagements avaient été pris pour résoudre leur situation. Cependant, après validation par le conseil d’administration, ces engagements n’ont pas été respectés, provoquant la colère et la mobilisation des tâcherons.
Des réformes contestées dans tout le pays
La crise actuelle ne touche pas uniquement Brazzaville. À l’intérieur du pays, d’autres agents de l’E2C expriment également leur mécontentement face aux réformes mises en place dans le secteur énergétique. Ces tensions internes, combinées aux difficultés techniques et au manque de ressources humaines, augmentent le risque de prolongation de la panne d’électricité qui paralyse la capitale.
Face à cette situation, les autorités et la direction de l’E2C sont appelées à trouver rapidement une solution pour éviter un effondrement total du service public de l’électricité.