Le prix du pétrole pourrait connaître une hausse spectaculaire dans les prochaines semaines, atteignant jusqu’à 180 dollars le baril, voire 200 dollars, selon des analyses relayées le 20 mars par le Journal de Montréal.
Ces prévisions s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions géopolitiques impliquant notamment Iran, les États-Unis et Israël, avec des répercussions directes sur l’approvisionnement énergétique mondial.
Une offre mondiale sous pression
Depuis le début des hostilités dans la région, l’offre mondiale de pétrole brut a enregistré une baisse de plusieurs millions de barils par jour, entraînant une hausse des prix estimée à près de 50 %.
Les données utilisées pour ces projections proviennent notamment de Saudi Aramco ainsi que des autorités de Arabie saoudite, deuxième producteur mondial de pétrole.
Des scénarios de hausse progressive
Selon les analystes, plusieurs étapes pourraient marquer l’évolution des prix :
- une stabilisation temporaire entre 138 et 140 dollars le baril ;
- une montée à 150 dollars à la mi-avril ;
- puis une progression à 165 dollars ;
- avant d’atteindre potentiellement 180 dollars, voire davantage en cas d’aggravation de la crise.
Le principal facteur de risque reste la situation dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transit mondial du pétrole. Sa perturbation prolongée pourrait entraîner une flambée encore plus importante des cours.
Une incertitude majeure pour l’économie mondiale
Ces perspectives traduisent une incertitude croissante sur les marchés énergétiques mondiaux. Elles illustrent également l’impact immédiat des crises géopolitiques sur les prix du pétrole, avec des conséquences potentielles sur l’inflation, les coûts de transport et la croissance économique.
Dans un contexte déjà marqué par des tensions économiques globales, une telle envolée des prix du brut pourrait peser lourdement sur les économies importatrices d’énergie, tout en générant des recettes supplémentaires pour les pays producteurs.