À Brazzaville, l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion des jeunes (ANIRSJ) a organisé, le 28 mars 2026, un séminaire dédié à la sensibilisation des femmes et jeunes filles sur les risques liés à la délinquance juvénile au féminin. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre de la clôture du mois de la femme.
Sensibiliser pour prévenir
Placée sous le thème « Délinquance juvénile au féminin », la rencontre, présidée par le directeur général de l’ANIRSJ, Hemery Patrick Akondjo Olandzobo, a réuni plus d’une centaine de participantes.
L’objectif était clair : informer, éduquer et prévenir. À travers des exposés animés par des expertes, les jeunes filles ont été sensibilisées aux droits et devoirs des femmes, aux violences basées sur le genre, ainsi qu’aux comportements à adopter pour éviter les dérives délinquantes.
La responsabilité individuelle au cœur des échanges
Les intervenantes ont rappelé un principe fondamental : la loi s’applique à tous, sans distinction de genre. Une femme ou une jeune fille, en tant que sujet de droit, engage sa responsabilité en cas d’infraction au même titre qu’un homme.
La délinquance juvénile au féminin, ont-elles expliqué, peut prendre différentes formes de violence et reste punissable par la loi. D’où la nécessité d’adopter des attitudes responsables et respectueuses des normes sociales et juridiques.
Redonner du sens à la Journée du 8 mars
Profitant de cette tribune, les expertes sont revenues sur la portée réelle de la Journée internationale des droits des femmes. Elles ont insisté sur le fait que cette journée, reconnue officiellement par l’Organisation des Nations unies en 1977, est avant tout un moment de réflexion et de revendication des droits, et non une simple célébration symbolique.
Les participantes ont ainsi été encouragées à mieux comprendre leurs droits, à les revendiquer et à s’impliquer activement dans la construction d’une société plus équitable.
Un appel à l’engagement collectif
Au terme des échanges, un message fort s’est dégagé : aucune forme de violence n’est acceptable dans un État de droit. Les femmes sont appelées à jouer un rôle central dans la prévention de la délinquance et la promotion des valeurs de paix et de justice.
Dans cette dynamique, Hemery Patrick Akondjo Olandzobo a exhorté les participantes à s’impliquer davantage :
« Vous êtes au cœur de cette problématique, mais surtout au cœur de la solution. »
Construire une société plus juste
À travers ce séminaire, l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion des jeunes réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse et de la cohésion sociale.
En misant sur la sensibilisation et l’éducation, l’institution entend contribuer à bâtir une société plus responsable, où les jeunes filles deviennent des actrices conscientes et engagées du développement du Congo.