Le ministre italien de la Santé, Orazio Schillaci, et le vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Edmondo Cirielli, ont effectué, le 9 janvier à Brazzaville, une visite des hôpitaux Mère-enfant Blanche Gomes et de référence de Makélékélé, récemment équipés en matériel médical grâce à un financement du gouvernement italien.
La délégation italienne était accompagnée des ministres congolais de la Coopération internationale et du Partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso, ainsi que de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara.
Un appui financier structurant
D’un montant de 236 millions d’euros, soit plus de 150 milliards de FCFA, cet appui financier s’inscrit dans le cadre de l’accord bilatéral signé en novembre 2024, conformément au Plan Mattei pour l’Afrique, lancé par le gouvernement italien. L’objectif est de soutenir la réhabilitation, l’équipement et la modernisation des infrastructures sanitaires de la République du Congo.
Les travaux sont exécutés par la société italienne Althea et concernent non seulement les établissements visités à Brazzaville, mais également plusieurs hôpitaux à travers le pays, dans une perspective globale de renforcement du système sanitaire national.
« Nous avons constaté des améliorations significatives au niveau des hôpitaux visités. Au-delà de la rénovation des plateaux techniques, le programme se poursuivra avec la formation du personnel de santé », a déclaré Denis Christel Sassou N’Guesso en marge de la visite.
Un financement concessionnel
Le ministre de la Coopération internationale et du Partenariat public-privé a précisé que ce financement prend la forme d’un prêt concessionnel, remboursable sur 18 ans, avec un taux d’intérêt nul. Les ressources mobilisées permettront, sur une période de cinq ans, de mener des actions de réhabilitation, d’équipement et de renforcement des capacités humaines dans le secteur de la santé.
Parmi les établissements concernés figurent notamment :
- les hôpitaux Adolphe-Cissé et Loandjoli à Pointe-Noire,
- l’hôpital général de Dolisie,
- l’hôpital 31-Juillet d’Owando,
- l’hôpital Edith-Lucie-Bongo-Ondimba à Oyo,
- ainsi que le Centre national de transfusion sanguine.
Une coopération appelée à s’élargir
Le Congo fait partie des pays bénéficiaires du Plan Mattei pour l’Afrique, qui vise à renforcer les partenariats entre l’Italie et les États africains dans des secteurs stratégiques. « Nous sommes, en tant qu’État, engagés à faire en sorte que ce programme réussisse », a affirmé Denis Christel Sassou N’Guesso, saluant la qualité de la coopération bilatérale entre Brazzaville et Rome.
Selon lui, cette coopération s’étend à plusieurs domaines prioritaires, notamment l’énergie, l’hydraulique, l’assainissement, la santé, l’industrie et l’agriculture. « Aujourd’hui, c’est le volet santé que nous mettons en avant. Il nous appartient désormais de préparer les autres projets afin qu’ils puissent être examinés et mis en œuvre avec la partie italienne », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre italien de la Santé, Orazio Schillaci, a réaffirmé l’engagement de son pays : « Notre présence ici témoigne de notre volonté de concrétiser les projets engagés avec le Congo et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération, à partir de ce que nous avons observé dans les hôpitaux visités. »
Il a également évoqué l’intérêt de l’Italie pour le développement de la télémédecine, un domaine dans lequel son pays investit fortement. « Ce projet est essentiel et pourrait améliorer significativement l’accès aux soins pour la population congolaise », a-t-il conclu.