L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, au terme de leurs sessions ordinaires, la loi fixant les missions, l’organisation et le fonctionnement de la gendarmerie nationale. Cette réforme met fin à l’ordonnance n°5-2001, jugée inadaptée à l’évolution des défis sécuritaires.
Une réponse aux nouveaux enjeux sécuritaires
Défendant le texte devant les deux chambres, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a souligné que « la recherche de l’efficacité passe par l’adaptation de l’organisation des structures aux conditions de terrain ». La réorganisation vise ainsi à moderniser la gendarmerie nationale et à mieux répondre à la nouvelle physionomie de la délinquance.
Les principales innovations
La loi apporte plusieurs changements majeurs :
- Optimisation du déploiement territorial : les unités pourront être employées de manière plus flexible sur l’ensemble du territoire.
- Clarification des compétences : chaque composante de la gendarmerie se voit attribuer des fonctions spécifiques pour plus de cohérence.
- Retrait de la garde républicaine : désormais érigée en entité autonome, à l’instar de la Direction générale de la sécurité présidentielle, elle n’est plus rattachée à la gendarmerie.
Désormais délestée, la gendarmerie se consacrera exclusivement à ses missions de sécurité intérieure, tout en gardant son statut militaire qui lui permet d’être mobilisée, en cas de besoin, pour la défense du territoire aux côtés des Forces armées congolaises.
Un large consensus parlementaire
Au total, la 9ᵉ session ordinaire de l’Assemblée nationale a adopté 27 des 32 affaires inscrites à son ordre du jour, tandis que le Sénat, lors de sa 4ᵉ session, a approuvé 24 textes sur 26. Parmi eux figurent plusieurs conventions, accords et contrats de partage, en plus de la réforme consacrée à la gendarmerie nationale.