Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, a souligné le 28 février à Brazzaville la nécessité d’intégrer des systèmes intelligents pour optimiser la gestion du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO).
Cette déclaration est intervenue à l’issue d’une séance de travail avec une délégation chinoise, en marge du lancement des travaux de réhabilitation de cette infrastructure stratégique.
Les communications satellitaires, un levier stratégique
Au cœur des échanges : l’intégration des communications satellitaires, des constellations en orbite basse et des systèmes de navigation comme le BeiDou Navigation Satellite System.
Pour le ministre, ces technologies représentent une nécessité stratégique pour la République du Congo, au regard de l’étendue du territoire national et des ambitions de diversification économique.
Elles permettraient notamment de :
- désenclaver les zones rurales et reculées ;
- optimiser la gestion des ressources naturelles ;
- moderniser les transports ferroviaires et fluviaux ;
- renforcer la sécurité des infrastructures critiques ;
- soutenir l’agriculture intelligente et la connectivité des grands corridors de transport.
« À l’ère de l’Internet des objets et des réseaux intelligents, un chemin de fer moderne doit être connecté, sécurisé et piloté par des systèmes numériques performants », a insisté Léon Juste Ibombo.
Une réhabilitation intégrée : infrastructures physiques et numériques
La modernisation du CFCO ne se limite donc pas aux travaux physiques. Elle s’inscrit dans une approche intégrée combinant infrastructures ferroviaires et infrastructures numériques.
Le membre du gouvernement a rappelé que le monde connaît « une mutation profonde portée par la révolution numérique, la connectivité globale et l’innovation technologique », soulignant que la transformation digitale constitue désormais un impératif pour sécuriser et optimiser les équipements publics.
Un partenariat technologique renforcé avec la Chine
Lors de cette rencontre, la partie chinoise a proposé :
-
le développement de projets pilotes structurants dans les secteurs des transports et de la production ;
-
la mise en place de mécanismes permanents de coordination technique et réglementaire ;
-
le renforcement du transfert de compétences et de la formation des talents congolais.
Des propositions accueillies favorablement par le gouvernement, qui s’est engagé à examiner les modalités de mise en œuvre avec rigueur et transparence, tout en garantissant un cadre réglementaire propice à l’innovation et à la sécurité juridique des investissements.
Une prochaine visite en Chine est d’ailleurs envisagée afin de consolider ce partenariat technologique et franchir une nouvelle étape dans la modernisation du CFCO.
Vers un CFCO connecté et sécurisé
Dans un contexte de relance des grands corridors de transport et de digitalisation accélérée des services publics, l’intégration des communications satellitaires apparaît comme un outil stratégique pour améliorer la performance, la sécurité et la rentabilité du Chemin de fer Congo-Océan.
À travers cette démarche, le Congo entend faire du numérique un pilier central de la modernisation de ses infrastructures et de son développement économique durable.