L’ambassadeur d’Algérie au Congo, Azzedine Riache, a exprimé, le 2 avril à Brazzaville, la disponibilité de son pays à accompagner la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la mer et les eaux continentales, lors d’un entretien avec Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck, secrétaire permanent du Comité interministériel de l’action de l’État en mer.
Cette rencontre a permis aux deux parties d’examiner les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine maritime, un secteur stratégique pour les deux pays. L’initiative s’inscrit dans les préparatifs de la huitième session de la Commission mixte algéro-congolaise.
Formation, expertise et cadre juridique : les axes de la coopération
L’ambassadeur algérien a souligné l’importance du partage d’expérience et de savoir-faire dans le domaine maritime, insistant sur la nécessité d’une expertise de haut niveau pour assurer la réussite de la stratégie congolaise.
Il a notamment été question de réactualiser l’accord signé en 2017 entre les deux pays en matière de formation, en vue de développer une ressource humaine qualifiée et adaptée aux défis actuels de la gouvernance maritime.
Vers une nouvelle feuille de route entre Brazzaville et Alger
Les discussions ont également porté sur la mise à jour de l’accord bilatéral sur le transport maritime de 2006, ainsi que sur l’élaboration d’une feuille de route identifiant les actions prioritaires à engager dans le cadre de la coopération, selon les besoins exprimés par la partie congolaise.
Cette collaboration vise à accompagner le Congo dans la structuration, la sécurisation et la valorisation de ses espaces maritimes et fluviaux, à travers une approche intégrée touchant à la sécurité, l’économie bleue, la gestion du littoral et la préservation de l’environnement.
Un cadre stratégique en vigueur depuis 2019
Pour rappel, la Stratégie nationale pour la mer et les eaux continentales est encadrée par le décret n°2019-125 du 3 mai 2019, qui définit l’organisation et la coordination de l’action de l’État en mer. Elle constitue un pilier de la politique nationale de sécurité et de développement du secteur maritime et fluvial, en lien direct avec les priorités économiques du pays.