À l’occasion de la 12ᵉ édition du Festival panafricain de musique (Fespam), qui se tient du 19 au 26 juillet à Brazzaville, le Musée panafricain de la musique a reçu un important don d’instruments traditionnels offerts par plusieurs pays africains. La cérémonie de remise a eu lieu le 21 juillet en présence de la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Marie Hélène Lydie Pongault.
Des instruments porteurs d’histoires et de traditions
Les dons proviennent de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Rwanda et du Sénégal. Parmi les instruments figurent le pendé, le tambour, le goni, l’inanga, l’umuduri, l’inyahura et le xylophone. Tous incarnent la diversité, la richesse culturelle et les pratiques musicales ancestrales du continent.
Un musée qui raconte l’Afrique musicale
Inauguré en 2008 à l’École nationale des beaux-arts Paul-Kamba, le Musée panafricain de la musique est l’un des héritages majeurs du Fespam. Il ambitionne de rassembler, préserver et valoriser les instruments traditionnels africains, devenant ainsi un centre de mémoire organologique. À ce jour, 21 pays ont enrichi ses collections.
Une mémoire vivante et numérique
Grâce au projet Prima, mené en partenariat avec le Musée des instruments de musique de Bruxelles, plusieurs pièces du musée sont désormais numérisées et accessibles en ligne. Cette initiative permet de prolonger la mission du musée au-delà des frontières physiques et d’ouvrir son contenu au monde.
Un geste symbolique salué par les autorités
La ministre Lydie Pongault a salué les nouveaux dons comme un acte de solidarité culturelle panafricaine. Elle a rappelé que le musée n’est pas seulement un lieu d’exposition, mais un vecteur essentiel de transmission et de sauvegarde du patrimoine musical africain, en phase avec l’esprit même du Fespam.