Clôturant la neuvième session ordinaire, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a réaffirmé la nécessité pour la chambre basse du Parlement d’exercer pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, en particulier dans un contexte de réformes économiques et de défis budgétaires.
Un Parlement en vigie face au gouvernement
« L’Assemblée nationale se doit de marquer le gouvernement à la ceinture », a déclaré Isidore Mvouba, insistant sur les impératifs liés à l’amélioration du climat des affaires, à la viabilisation de la dette et à la poursuite du programme de réformes économiques dictées par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
Une session marquée par l’efficacité
Au cours de cette session, les députés ont examiné trente-deux affaires, dont vingt-sept ont été adoptées. Le président de l’Assemblée a salué la réactivité et la rigueur des parlementaires, adressant une mention particulière à ceux ayant pris l’initiative de propositions de lois. Parmi les textes approuvés figurent ceux portant création des hôpitaux généraux de Sibiti (Lékoumou) et de Ouesso (Sangha), dont l’inauguration prochaine sera présidée par le chef de l’État.
Une ouverture diplomatique avec la Türkiye
Les députés ont également autorisé la ratification de la convention fiscale entre le Congo et la Türkiye, signée à Ankara le 14 novembre 2024. Cet accord vise à éviter la double imposition des revenus et à instaurer une coopération en matière d’échange de renseignements fiscaux, de recouvrement et de non-discrimination. Un pas de plus vers la consolidation des relations économiques bilatérales.
Un appel à plus de rigueur
En appelant l’Assemblée nationale à rester vigilante, Isidore Mvouba a rappelé que l’efficacité du Parlement ne se mesure pas seulement au nombre de lois adoptées, mais aussi à sa capacité à suivre, évaluer et corriger la mise en œuvre de l’action gouvernementale, pour garantir le respect des engagements pris envers les citoyens et les partenaires internationaux.