Le Gouvernement de la République du Congo est monté au créneau, le 27 janvier 2026 à Brazzaville, pour réagir fermement à des communications et publications récentes faisant état d’allégations de corruption liées à l’attribution de licences pétrolières. Dans une déclaration officielle, les autorités congolaises dénoncent des accusations qu’elles jugent infondées et qui tendent, selon elles, à mettre en cause, de manière directe ou indirecte, le Président de la République ainsi que des membres de son entourage.
Selon le gouvernement, certaines interprétations médiatiques reposent sur des allusions, extrapolations et raccourcis qui portent atteinte à l’honneur, à la dignité et à la réputation des plus hautes autorités de l’État, sans qu’aucun élément juridique établi ne vienne les étayer.
Aucune poursuite judiciaire contre le Président ou son entourage
Dans sa déclaration, le gouvernement insiste sur un point central : le Président de la République et les membres de son entourage ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire, d’aucune mise en examen ni d’aucune décision de justice dans le cadre du dossier évoqué.
Les autorités soulignent, par ailleurs, que les juridictions concernées reconnaissent elles-mêmes ne pas disposer de compétence juridictionnelle à l’égard des personnes mises en cause dans certaines publications, ce qui a conduit à l’absence de toute procédure les visant.
Mieux encore, une partie du dossier aurait été classée sans suite pour défaut de charges suffisantes, selon les autorités compétentes.
Un cadre légal clair pour la gestion des ressources naturelles
Le gouvernement rappelle que la gestion des ressources naturelles en République du Congo s’inscrit dans un cadre légal, institutionnel et contractuel clairement défini, reposant sur des textes adoptés par les autorités compétentes et appliqués sous le contrôle de l’État.
Dans ce contexte, toute entreprise opérant sur le territoire national est tenue de se conformer strictement aux lois et règlements de la République du Congo et demeure seule responsable de ses pratiques internes. Cette responsabilité s’applique également lorsque ces pratiques font l’objet d’examens ou de procédures devant des juridictions étrangères.
Transparence et bonne gouvernance, dans le respect des souverainetés
Tout en rejetant les accusations portées contre les autorités congolaises, le gouvernement réaffirme son engagement constant en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la coopération judiciaire internationale, dans le respect mutuel des souverainetés nationales.
Il précise cependant que cet engagement ne saurait justifier des atteintes à l’honneur des institutions, ni la mise en cause de personnes qui ne sont ni poursuivies ni condamnées. Pour les autorités, présenter de simples insinuations comme des faits avérés constitue une violation des principes fondamentaux du droit.
Un appel à la responsabilité et à la retenue
En conclusion, le gouvernement rappelle que la République du Congo demeure un État de droit, attaché à la vérité, à la justice et à la stabilité de ses institutions. Il appelle l’ensemble des acteurs concernés — médias, observateurs et opinion publique — à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect des principes juridiques fondamentaux dans le traitement de ce dossier sensible.
La déclaration a été rendue publique à Brazzaville, le 27 janvier 2026, et signée par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement.