L’Institut géographique national (IGN) et l’ONG Pratic ont signé, le 11 août à Brazzaville, une convention-cadre de partenariat destinée à accélérer la transformation numérique de l’institution chargée de produire, sécuriser, gérer et diffuser les données géospatiales du Congo. À travers cet accord, les deux structures entendent rapprocher l’expertise cartographique de l’IGN du savoir-faire numérique de Pratic afin de rendre les données géographiques plus accessibles, mieux sécurisées et davantage exploitables.
De la carte papier à la donnée numérique
Pendant longtemps, une grande partie des productions cartographiques de l’IGN est restée disponible sous des formats physiques, limitant leur accessibilité. Le partenariat prévoit ainsi la création d’une plateforme numérique sécurisée regroupant les cartes produites par l’institution, ainsi que le développement de bases de données adaptées aux usages numériques. L’objectif est de permettre aux administrations, entreprises, chercheurs et autres utilisateurs d’accéder plus facilement à ces informations, tout en garantissant leur conservation et leur authenticité.
Pour l’IGN, cette transformation répond à une évolution devenue incontournable : les données géospatiales constituent désormais un outil essentiel pour comprendre les territoires, orienter les investissements et appuyer la décision publique. La mise en ligne et la valorisation de ces données doivent donc permettre à l’institution de mieux remplir sa mission dans un environnement où les usages numériques prennent une place croissante.
Un partenariat qui mise aussi sur l’innovation locale
La collaboration ne se limite toutefois pas à la numérisation des archives et des cartes existantes. Elle prévoit également des actions autour de l’innovation, de la formation et du développement de compétences. Des dispositifs d’incubation pourraient notamment permettre à des jeunes talents et à des start-up congolaises de concevoir des solutions utilisant les données géospatiales.
À travers cette coopération, l’IGN et Pratic veulent ainsi transformer la donnée cartographique en véritable ressource numérique au service du développement. Une démarche qui pourrait, à terme, dépasser le cadre national et servir de référence pour d’autres initiatives de transformation numérique dans la sous-région.