Pendant près d’une année, Luc Missidimbazi a incarné les ambitions du Congo dans la course au secrétariat général de l’Union africaine des télécommunications (UAT). De l’annonce de sa candidature à Brazzaville jusqu’au scrutin organisé à Abuja, au Nigeria, l’ingénieur congolais a mené une campagne axée sur la coopération régionale, la transformation numérique et la souveraineté technologique du continent.
Malgré l’élection d’un autre candidat à l’issue du vote, son parcours aura permis de placer le Congo au cœur des discussions sur l’avenir du numérique africain.
Une candidature portée par une vision continentale
C’est en octobre 2025 que Luc Missidimbazi officialise sa candidature au poste de secrétaire général de l’UAT. Dès le départ, il présente cette ambition comme un projet dépassant le cadre personnel, avec la volonté de promouvoir une gouvernance numérique plus équilibrée et une meilleure représentation des États africains dans les grandes orientations technologiques du continent.
Son expérience dans le développement du numérique et sa connaissance des enjeux liés aux télécommunications constituent les principaux arguments de sa campagne.
Osiane, une vitrine de son engagement pour l’innovation
Au cours de sa campagne, Osiane 2026 marque une étape importante. À l’occasion des dix ans du Salon international de la tech et de l’innovation d’Afrique, Luc Missidimbazi met en avant la capacité du Congo à accueillir un rendez-vous devenu une référence régionale.
Cette édition, consacrée aux écosystèmes numériques à forte valeur ajoutée, réunit innovateurs, investisseurs et décideurs autour des grands défis de la transformation digitale. Elle illustre sa vision d’un numérique africain fondé sur la coopération, l’innovation et le développement de compétences locales.
Abuja, dernière étape d’une campagne continentale
La campagne entre dans sa phase décisive en juillet 2026 à Abuja, où les 52 États membres de l’UAT sont appelés à élire leur nouveau secrétaire général.
Face à des candidats venus d’Afrique du Sud, de Zambie, de Tunisie et du Cameroun, Luc Missidimbazi défend une vision reposant sur trois priorités : une gouvernance numérique plus inclusive, le renforcement des capacités des États membres et une coopération accrue pour accompagner la transformation digitale du continent.
Durant les derniers jours précédant le scrutin, il multiplie les échanges avec les différentes délégations afin de consolider les soutiens et de convaincre les États encore indécis.
Une campagne qui renforce la visibilité du Congo
Au-delà du résultat du scrutin, cette candidature aura contribué à accroître la visibilité du Congo dans les débats africains consacrés au numérique et aux télécommunications.
En portant cette ambition jusqu’au niveau continental, Luc Missidimbazi a participé à mettre en lumière l’expertise congolaise dans les domaines de l’innovation, de la gouvernance numérique et des technologies de l’information.
Si le poste de secrétaire général de l’UAT lui a finalement échappé, son parcours demeure celui d’un acteur engagé pour le développement du numérique en Afrique. Sa campagne aura illustré la volonté de promouvoir une coopération renforcée entre les États africains et de faire du numérique un levier de développement au service du continent.