La Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget (Ecofin) de l’Assemblée nationale a effectué, le 3 juillet, une visite des installations de la société Industrie du Congo (Induco), à Brazzaville. Cette mission de terrain s’inscrit dans le cadre du suivi des conventions d’établissement accordées par l’État aux entreprises industrielles. À l’issue de la visite, les parlementaires ont salué la diversité de la production, les emplois créés et les perspectives de développement de cette unité industrielle.
Une entreprise qui mise sur la production locale
Installée à Massissia, dans le huitième arrondissement de Brazzaville, Madibou, Induco est opérationnelle depuis 2021 et emploie près de 700 personnes. L’entreprise fabrique une large gamme de produits destinés au marché local, notamment des matelas, des chaussures, des articles ménagers, de la tuyauterie, des emballages, de la peinture ainsi que des détergents.
Cette visite a permis aux députés de vérifier la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des conventions d’établissement, un dispositif par lequel l’État accompagne les entreprises afin de stimuler l’industrialisation et la production nationale.
« Aujourd’hui, nous avons jugé bon de venir sur le terrain pour constater si ce qui était prévu dans les conventions d’établissement a été respecté. Nous avons surtout constaté la diversité des produits que nous retrouvons sur le marché et nous sommes satisfaits de voir qu’ils sont effectivement issus d’Induco », a déclaré le premier vice-président de la Commission Ecofin, Marien Mobondzo Endzonga.
La substitution aux importations au cœur des ambitions
Au-delà du contrôle des conventions, les parlementaires ont mis en avant le rôle stratégique d’Induco dans la politique de substitution aux importations.
Pour la Commission Ecofin, le développement d’une industrie locale capable de produire des biens de consommation constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance du pays aux produits importés, tout en créant des emplois et de la valeur ajoutée.
« Nous sommes dans le cadre d’une substitution aux importations. Il s’agit de voir quelles nouvelles mesures l’État et le Parlement doivent prendre pour accompagner l’évolution de notre industrie locale », a souligné Marien Mobondzo Endzonga.
L’énergie, un défi majeur pour la compétitivité
Les échanges ont également porté sur les difficultés auxquelles l’entreprise est confrontée, notamment les contraintes liées à l’approvisionnement en électricité.
Face à cette situation, les députés ont indiqué qu’ils examineront les possibilités d’accompagner l’installation de panneaux solaires photovoltaïques, une solution déjà proposée à l’entreprise par un partenaire.
L’objectif est de réduire les coûts énergétiques, de limiter la dépendance aux groupes électrogènes et d’améliorer la compétitivité des unités industrielles grâce à une source d’énergie alternative.
Préparer l’industrie congolaise à la Zlécaf
Le directeur général d’Induco, Fouad El-Sahely, s’est félicité de l’intérêt porté par les parlementaires aux réalités industrielles. Selon lui, les conventions d’établissement ont joué un rôle déterminant dans le développement de l’entreprise.
Il a plaidé pour la poursuite de cet accompagnement afin de permettre à l’industrie congolaise de gagner en compétitivité, notamment dans la perspective de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf).
« Si nous n’avions pas bénéficié de cette convention, nous n’aurions pas pu investir dans l’industrie. Aujourd’hui, il faut préparer le Congo à la Zlécaf. Le pays peut devenir un acteur industriel et exportateur plutôt que de rester un importateur. Chaque année, nous développons un nouveau produit », a-t-il affirmé.
À travers cette visite, les députés réaffirment leur volonté de rapprocher l’action parlementaire des réalités du terrain et d’identifier les mesures susceptibles de renforcer le développement industriel du Congo.