Réunis à Brazzaville en marge des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Diene Keita, et le président de la BAD, Sidi Ould Tah, ont signé un partenariat stratégique visant à renforcer la santé maternelle sur le continent. Au-delà de l’aspect sanitaire, cet accord place clairement la question du capital humain au cœur de la transformation économique africaine.
Cette initiative s’inscrit dans une logique désormais assumée : faire de l’investissement dans les femmes et les jeunes un levier structurant de croissance. Les deux institutions partagent une conviction forte : le développement économique durable de l’Afrique dépend directement de sa capacité à valoriser son dividende démographique.
Des défis persistants malgré des avancées notables
Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, la santé maternelle reste un défi majeur dans plusieurs pays africains. Les inégalités d’accès aux soins, le déficit d’infrastructures sanitaires et le manque de financements freinent encore les avancées.
Face à ces obstacles, le partenariat BAD–FNUAP prévoit la mise en place de mécanismes innovants pour renforcer les systèmes de santé. Parmi les priorités : la formation digitalisée du personnel médical, l’amélioration des chaînes d’approvisionnement, la modernisation des infrastructures et la numérisation des systèmes d’information sanitaire.
Un levier économique plus qu’un enjeu social
Au-delà de la santé, cette coopération repositionne clairement la question démographique comme un enjeu économique stratégique. Investir dans la santé des femmes, c’est renforcer la productivité, améliorer les conditions de vie et soutenir la croissance à long terme.
Ce partenariat s’inscrit ainsi dans une vision globale du développement, où la santé, l’économie et l’innovation sont étroitement liées pour bâtir des sociétés plus résilientes.