Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la coopération académique entre le Congo et la Chine. Le 3 avril, à Kintélé, l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN) et l’Université de la province de Hainan ont conclu un partenariat stratégique axé sur la recherche de semences améliorées.
Un projet au service de la sécurité alimentaire
Cette collaboration vise à développer des semences performantes pour des cultures essentielles telles que le manioc, le maïs, la banane ou encore la patate. L’objectif est clair : renforcer la production agricole et contribuer à la lutte contre l’insuffisance alimentaire au Congo.
Les semences améliorées offrent en effet plusieurs avantages :
- une meilleure résistance aux maladies et aux ravageurs ;
- des rendements plus élevés ;
- des cycles de maturation plus courts.
Autant d’atouts essentiels pour moderniser l’agriculture et répondre aux besoins alimentaires croissants.
Une coopération scientifique renforcée
Selon le président de l’UDSN, Ange Antoine Abena, ce partenariat s’inscrit dans le cadre des biotechnologies végétales et ouvre la voie à un élargissement des champs de recherche.
L’UDSN fait désormais partie de la ligue des universités tropicales, un réseau académique qui favorise les échanges scientifiques entre institutions spécialisées dans les environnements tropicaux.
La présence de la délégation chinoise, composée de sept membres, s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord signé en 2022, visant à promouvoir :
- la recherche conjointe ;
- les échanges universitaires ;
- le partage d’expertise.
Des opportunités de formation pour les étudiants et enseignants
Dans le cadre de cette coopération, l’Université de la province de Hainan a offert dix bourses : cinq destinées aux étudiants et cinq aux enseignants congolais. Ces formations en Chine permettront de renforcer les compétences locales, notamment dans les domaines de l’agriculture tropicale et des biotechnologies.
Le vice-président de l’université chinoise, Chen Juin, a souligné l’importance de ces échanges pour développer une agriculture adaptée aux réalités tropicales, souvent caractérisée par une forte intensité de main-d’œuvre.
Une dynamique élargie à d’autres institutions
Au-delà de l’UDSN, la délégation chinoise a également signé un accord similaire avec l’Université Marien-Ngouabi, en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel.
Pour le président de cette université, Parisse Akouango, ce partenariat permettra de renforcer les capacités de l’institution, notamment à travers son école d’agronomie et de foresterie, en s’appuyant sur l’expertise chinoise.
Vers une agriculture plus performante et durable
Ce rapprochement entre institutions académiques congolaises et chinoises illustre une volonté commune de moderniser le secteur agricole par la recherche et l’innovation.
En misant sur les semences améliorées et les biotechnologies, cette coopération ouvre des perspectives concrètes pour une agriculture plus productive, durable et capable de répondre aux défis alimentaires du Congo.