Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé, le 7 février à Pointe-Noire, au lancement officiel du chargement de la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) produite par Eni Congo. Cet acte marque une étape majeure dans l’histoire énergétique du pays et consacre l’entrée effective du Congo dans le cercle des États producteurs et exportateurs de GNL.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de haut rang, notamment l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, le PDG du groupe ENI, Claudio Descalzi, l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, ainsi que le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. Des membres du gouvernement, des corps constitués nationaux et des représentants étrangers ont également honoré l’événement de leur présence.
Une alliance stratégique entre le Congo et ENI
Peu avant le lancement effectif du chargement à bord de l’unité flottante Nguya FLNG, le PDG d’ENI a salué un moment décisif pour la République du Congo.
« Aujourd’hui, nous célébrons un moment historique pour le Congo avec le projet GNL. Ce projet incarne l’alliance stratégique entre le Congo et ENI », a déclaré Claudio Descalzi.
Selon lui, la décision conjointe du gouvernement congolais et du groupe ENI d’investir dans ce projet structurant a permis de faire du gaz naturel un véritable levier de développement économique, au service de la croissance nationale.
Des capacités de production appelées à croître
Pour cette première opération, 2,4 millions de tonnes de GNL sont chargées à destination des marchés internationaux. Grâce à cette mise en exploitation, la production nationale de GNL atteindra 3 millions de tonnes par an, soit environ 4,5 milliards de mètres cubes de gaz annuellement.
À l’horizon 2030, ENI Congo ambitionne de porter la production à 20 millions de tonnes par an, renforçant ainsi le positionnement stratégique du Congo sur le marché mondial de l’énergie.
Sécurité, performance et standards internationaux
Insistant sur les exigences élevées du projet, Claudio Descalzi a souligné que « lorsqu’on s’engage, on le fait en toute sécurité ». Il a précisé que la réalisation du projet a mobilisé plus de 60 millions d’heures de travail, sans qu’aucun accident n’ait été enregistré, au Congo comme à l’étranger.
Cette performance témoigne du respect des standards internationaux de sécurité et de sûreté, qui caractérisent l’ensemble des opérations du projet GNL.
Un levier pour l’emploi et le transfert de compétences
Prenant la parole à son tour, le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a mis en avant les retombées positives du projet pour l’économie nationale. Il a souligné que cette initiative a permis la création d’emplois, le transfert de compétences et une contribution significative à la production gazière nationale.
À travers ce projet, le Congo consolide sa stratégie de valorisation de ses ressources naturelles et ouvre une nouvelle ère de développement économique fondée sur l’industrialisation du gaz.