Le secteur de la santé au Congo a enregistré des avancées notables au cours de l’année 2025. Ce constat a été dressé par le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, à l’ouverture des travaux consacrés aux plans de travail annuels budgétaires (PTAB) 2025 et à la planification des interventions pour l’année 2026, le 15 janvier à Kintélé.
Selon le ministre, ces progrès concernent principalement les domaines de la gouvernance et du leadership, de la qualité de l’offre de soins, des prestations hospitalières ainsi que de la gestion des ressources. Des avancées qui traduisent, selon lui, la volonté du gouvernement de renforcer durablement le système sanitaire national et d’améliorer l’accès des populations à des soins de qualité.
L’appui déterminant des partenaires techniques et financiers
Ces résultats ont été obtenus avec l’appui technique et financier de plusieurs partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À ce sujet, le représentant de l’OMS au Congo, Dossou Vincent Sodjinou, s’est dit « fier de voir l’institution accompagner le gouvernement dans la matérialisation de la vision Santé pour tous en 2025 ».
Il a toutefois insisté sur la nécessité de consolider ces acquis à travers une planification rigoureuse pour l’année 2026. Les travaux, organisés autour du thème « la consolidation de l’offre et de l’accès aux soins de qualité », ont porté sur l’identification et la mise en œuvre de stratégies visant à renforcer le système de santé.
« Nous devons maintenant élaborer et mettre en œuvre des plans de travail de combat, des plans cohérents, fondés sur les évidences, inspirés des leçons du passé et orientés vers les résultats et l’impact », a déclaré le représentant de l’OMS.
Des réformes structurelles engagées
Dans un contexte encore marqué par des insuffisances de gouvernance, des défis persistants en matière de qualité des soins et une gestion perfectible des ressources, le ministre de la Santé a souligné que les avancées enregistrées constituent un pas important vers un retour aux « fondements publics » du système sanitaire.
Parmi les actions majeures menées en 2025 figurent notamment l’organisation effective des revues des secteurs public et privé de la santé, la publication de textes administratifs structurants, dont ceux relatifs au découpage des districts sanitaires et au code de l’hygiène, ainsi que la transformation de plusieurs formations sanitaires.
Des résultats tangibles sur le terrain
Des progrès significatifs ont également été enregistrés dans le domaine des soins de santé primaires et des ripostes sanitaires. Les autorités sanitaires font état d’une réduction du taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile, ainsi que de l’inauguration de plusieurs infrastructures, dont l’Institut national de veille sanitaire.
Sur le plan des ressources humaines, des recrutements ont été réalisés dans les hôpitaux généraux et à l’Institut national biologique et de veille sanitaire, contribuant à renforcer les capacités opérationnelles du système de santé.
Par ailleurs, des avancées ont été notées dans l’acquisition des médicaments et des vaccins, l’accès aux technologies de santé, les mécanismes de financement et le système national d’information sanitaire.
Cap sur 2026
Fort de ces acquis, le gouvernement entend poursuivre ses efforts en 2026 afin de consolider l’offre de soins, d’améliorer l’accessibilité et de renforcer la performance globale du système sanitaire. Les autorités et leurs partenaires appellent ainsi à une mobilisation collective pour transformer ces progrès en résultats durables au bénéfice des populations.