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Insertion professionnelle : plus de 500 jeunes formés à Brazzaville à l’épreuve de l’employabilité

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Insertion professionnelle : plus de 500 jeunes formés à Brazzaville à l’épreuve de l’employabilité

Publié le : 13 janvier 2026

À Brazzaville, 516 jeunes, majoritairement des femmes, franchissent une étape décisive de leur parcours d’insertion professionnelle. Après plusieurs mois de formation à des métiers à fort potentiel économique, ils sont actuellement soumis à des évaluations finales dans différents Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage (Cefa) ainsi que dans des ateliers spécialisés de la capitale.

Cette phase marque le passage de la formation à l’employabilité concrète, avec en ligne de mire l’auto-emploi, la création de petites activités génératrices de revenus et l’intégration durable dans le tissu économique local.

Un programme soutenu par la Banque mondiale pour répondre au chômage des jeunes

Ces formations s’inscrivent dans le cadre du Projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ), financé par la Banque mondiale. Le programme est mis en œuvre par le ministère de l’Enseignement technique, en partenariat avec le ministère des Affaires sociales, conformément à une convention interinstitutionnelle.

Selon Jean-Bruno Ndilou, responsable des apprentissages au niveau du Maître d’ouvrage délégué (Maud), le PSIPJ vise à doter les jeunes vulnérables de compétences immédiatement exploitables sur le marché, en cohérence avec les besoins réels de l’économie congolaise.

Des filières alignées sur les secteurs porteurs

Les bénéficiaires ont été formés dans des domaines à fort potentiel d’auto-emploi, notamment :

  • l’agriculture et le maraîchage,
  • l’élevage porcin,
  • la transformation des produits alimentaires,
  • la cuisine, la pâtisserie et la restauration,
  • la coiffure,
  • l’infographie et les métiers créatifs.

Ces filières ont été sélectionnées pour leur capacité à générer rapidement des revenus, avec un investissement de départ relativement accessible, notamment dans les quartiers urbains et périurbains.

Une formation prolongée pour garantir la qualité des compétences

Initialement prévues pour une durée de six mois, les formations ont été prolongées de deux mois, afin de corriger les retards de démarrage et d’assurer une meilleure appropriation des compétences. À Brazzaville, les sessions se sont achevées fin décembre 2025, ouvrant la voie aux évaluations actuellement en cours.

Sur les 516 jeunes évalués, on compte 397 filles et 119 garçons, répartis dans quatre centres de formation et une dizaine d’ateliers professionnels, publics et privés.

Une évaluation rigoureuse fondée sur l’approche par compétences

Les épreuves ont été élaborées par les inspecteurs du ministère de l’Enseignement technique, avec l’appui de l’Unité d’ingénierie de la formation professionnelle. Elles reposent sur l’approche par compétences, privilégiant la maîtrise pratique du métier plutôt que la seule validation théorique.

Chaque jury est composé :

  • d’un inspecteur (président),
  • d’un professionnel du métier,
  • de formateurs ou maîtres artisans.

« Nous sommes dans une logique de contrôle qualité, afin de garantir que les jeunes disposent des compétences nécessaires pour s’insérer durablement ou créer leur propre activité », souligne Jean-Bruno Ndilou.

Des résultats encourageants sur le terrain

Dans plusieurs centres, les évaluateurs relèvent des progrès significatifs. Au centre Case Monnereau, dans le premier arrondissement Makélékélé, l’évaluatrice Mélina Célya Taïbou Maïmouna se dit satisfaite, notamment dans la filière coiffure.

« Les apprenants ont acquis des compétences solides qui peuvent leur permettre de lancer leur propre activité et de devenir économiquement autonomes », affirme-t-elle, tout en plaidant pour l’extension du programme à un plus grand nombre de jeunes.

Une seconde chance pour une jeunesse en quête d’autonomie

Pour les bénéficiaires, à l’image de Elaïve Loufimpadio et Francine Amour Touarikassa, cette formation représente bien plus qu’un apprentissage : c’est une seconde chance, un levier d’émancipation économique et une réponse concrète aux défis du chômage et de la précarité.

À travers ce programme, les pouvoirs publics et leurs partenaires posent les bases d’une jeunesse plus qualifiée, entreprenante et actrice du développement local, en phase avec les priorités de l’économie congolaise.

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