Le gouvernement a lancé, le 18 août à Brazzaville, un forum spécial sur la filière ciment, sous l’égide du ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes. Objectif : repenser l’organisation du secteur pour en faire un hub cimentier compétitif et résilient dans la sous-région.
Un secteur stratégique à repenser
Pendant deux jours, experts, investisseurs et partenaires analysent l’état des lieux de l’industrie du ciment au Congo, comparent les expériences régionales et travaillent sur un plan stratégique.
« Grâce aux importantes réserves en calcaire et en argile, le Congo se prépare à l’ouverture de la Zlecaf. Notre ambition est d’en faire un secteur compétitif et résilient », a déclaré le ministre.
Entre potentiel et sous-exploitation
L’industrie cimentière congolaise, née en 1968 avec la cimenterie de Loutété (aujourd’hui Société nouvelle des ciments du Congo), compte aujourd’hui trois usines actives : Forspak à Dolisie, Dangote à Yamba et Diamond Ciment à Mindouli.
Mais selon le ministre, elles ne tournent qu’à 40% de leur capacité de production. Deux autres unités, Cimaf et une cimenterie à Inda, ont fermé en 2017 et 2020. Une nouvelle cimenterie, Tao-Tao, est en cours de construction à Dolisie.
Des défis énergétiques à relever
Les opérateurs pointent notamment les difficultés d’approvisionnement en électricité. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, a assuré que des améliorations dans le secteur énergétique sont en cours afin de soutenir la production.