L’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela est devenue la première mission diplomatique à s’impliquer officiellement dans l’opération nationale d’assainissement urbain initiée par le gouvernement congolais. Pour marquer cette étape symbolique, elle a organisé une vaste opération de nettoyage à l’université Marien-Ngouabi.
Une mobilisation tripartite
Cette action a été menée en collaboration avec l’université Marien-Ngouabi et le ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier. Y ont pris part plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre d’État, ministre des Travaux publics, Jean Jacques Bouya, le ministre Juste Désiré Mondelé et la ministre de l’Enseignement supérieur, Édith Delphine Emmanuel Adouki, aux côtés du président de l’université, le Pr Parisse Akouango.
Une opération de nettoyage à forte portée symbolique
Diplomates, enseignants, étudiants et représentants des ministères concernés ont uni leurs efforts pour assainir les locaux du rectorat, des facultés de droit et d’économie ainsi que de l’École normale supérieure. Collecte des déchets, désherbage, balayage des trottoirs et sensibilisation à la protection de l’environnement figuraient au programme. Les étudiants du cours d’espagnol ont profité de l’occasion pour appeler leurs camarades à préserver leur cadre académique.
Un geste d’exemplarité diplomatique
En clôture, l’ambassadrice du Venezuela, Laura Suárez, accompagnée des autorités congolaises et universitaires, a démontré par un geste pratique la simplicité du tri et de la collecte des déchets avant leur mise en décharge. La rencontre s’est terminée dans un esprit de convivialité autour d’un café vénézuélien et de rafraîchissements.
Une politique nationale en marche
Rappelons que le gouvernement congolais a lancé, le 3 février 2025, la première conférence sur l’assainissement urbain. Celle-ci avait abouti à dix-sept recommandations, dont l’instauration de journées de nettoyage collectif le premier samedi de chaque mois. L’initiative du Venezuela intervient donc six mois après la mise en œuvre de cette mesure et marque une première dans l’engagement des représentations diplomatiques pour soutenir la politique nationale d’assainissement.