Les travaux du Datacenter national, lancés l’année dernière et désormais réalisés à plus de 90 %, seront achevés à temps pour une inauguration par le président Denis Sassou N’Guesso avant la fête nationale du 28 novembre. L’annonce a été confirmée par Léandre Bassolé, directeur général Afrique de la Banque africaine de développement (BAD), cofinanceur du projet.
Un chantier dans les délais
En visite sur le site le 5 août, aux côtés du ministre des Postes, Télécommunications et Économie numérique, Léon Juste Ibombo, le responsable de la BAD s’est dit satisfait de l’avancée des travaux. Les techniciens chinois chargés de la construction ont assuré que le calendrier initial serait respecté.
Le gouvernement a également confirmé le versement de sa quote-part de financement, ce qui a permis de lever les obstacles qui avaient ralenti le chantier.
« Ce Datacenter sera la plus grande infrastructure numérique en Afrique centrale et doit faire la fierté des Congolais », a déclaré Léandre Bassolé.
Une infrastructure stratégique
Situé sur l’ancien site de l’UAPT, en face du camp La Milice à Bacongo, l’ouvrage est un immeuble moderne de trois niveaux avec sous-sol. Il abritera des salles serveurs, de contrôle et de supervision, ainsi que des espaces de réunion et un local technique pour les équipements d’énergie et de climatisation.
L’objectif est clair : garantir la souveraineté et la sécurité des données du Congo et de la sous-région. Le Datacenter hébergera aussi bien les données critiques du gouvernement que celles d’opérateurs privés.
Vers l’ère de la digitalisation
Pour le ministre Léon Juste Ibombo, cette réalisation marque une étape clé :
« On ne peut pas parler de gouvernance électronique sans souveraineté sur ses données. Nous voulons que le monde sache que le Congo est entré dans l’ère de la digitalisation et de la modernité. »
L’inauguration est prévue juste avant le discours sur l’état de la nation du 28 novembre.