Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a officiellement lancé, le 19 juillet, la 12e édition du Festival panafricain de musique (Fespam) à Brazzaville. Dans une salle du Palais des congrès pleine à craquer, il a prononcé ces mots :
« Je déclare ouverte la 12e édition du Festival panafricain de musique (Fespam), et que la fête soit belle ! »
L’événement a réuni des personnalités politiques, diplomatiques, artistiques et culturelles, venues d’Afrique et d’ailleurs pour célébrer la musique panafricaine.
Une cérémonie d’ouverture exaltante
La soirée a débuté avec une performance envoûtante de la slameuse Mariusca Moukengue, suivie d’un spectacle chorégraphié mêlant danse, contorsions et percussions. Baptisé « Année de la jeunesse », le spectacle d’ouverture a mobilisé près de 200 artistes.
Le chorégraphe Gervais Tomadiatounga, directeur de la compagnie Incolore, s’est félicité du résultat :
« Cette jeunesse a prouvé qu’elle peut faire rayonner notre culture, ici et ailleurs. »
Les prestations scéniques ont exprimé le message présidentiel de soutien à la jeunesse africaine, actrice de son propre avenir.
Des hommages aux valeurs du Fespam
Avant la montée sur scène, plusieurs autorités ont exprimé leur attachement aux valeurs portées par le Fespam : solidarité, unité et partage.
Le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a souhaité la bienvenue aux festivaliers. Des messages ont également été délivrés par :
- Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO (par vidéo)
- Fatoumata Barry Marega, représentante résidente de l’UNESCO au Congo
- Hugues Gervais Ondaye, commissaire général du Fespam
- Marie-France Lydie Hélène Pongault, ministre en charge de l’industrie culturelle
Un thème axé sur l’économie numérique
Le thème choisi pour cette édition est : « Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique ».
Le commissaire général du festival a souligné que la musique africaine, à l’ère du digital, est désormais un levier d’influence, un réservoir d’emplois et un bien économique à protéger.
Il a plaidé pour des politiques adaptées, permettant d’accompagner cette mutation profonde des modèles économiques et culturels de l’industrie musicale.
Une programmation articulée autour de cinq grands axes
La ministre de l’Industrie culturelle a présenté la programmation 2025, articulée autour de cinq piliers :
- Exposition d’instruments traditionnels africains
- Symposium international sur la musique
- Marché de la musique africaine
- Concerts ouverts à de jeunes talents
- Projection d’un film sur la rumba, prévue le 24 juillet
Le Fespam se déploiera durant huit jours sur plusieurs scènes : Mayanga, Kintélé et le Palais des Congrès, avec des animations parallèles en plein air pour le grand public.
Une édition sous le signe de la jeunesse et de la résilience
Cette 12e édition marque la consolidation du festival après la crise sanitaire. Elle met à l’honneur la jeunesse, la créativité et l’intégration culturelle du continent. Le Fespam confirme son statut de rendez-vous majeur pour le rayonnement de la musique africaine sur la scène internationale.