La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a annoncé que la mise en circulation des nouvelles pièces de monnaie, initialement prévue pour fin 2024, est reportée à 2025. Cette décision a été prise lors du Conseil d’administration de l’institution tenu le 18 décembre à Libreville, Gabon. Ce report vise à résoudre les problèmes techniques identifiés dans les premières versions des pièces, jugées non conformes aux spécifications.
Une solution à la pénurie de petite monnaie
La nouvelle gamme vise à remédier à la pénurie chronique de pièces dans les six pays membres de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Centrafrique et Tchad). Ce problème freine les transactions commerciales, créant des tensions entre commerçants, clients et usagers des transports en commun, où les petites coupures (1, 2, 5 et 10 FCFA) sont souvent refusées.
Des innovations majeures pour une utilisation simplifiée
Les nouvelles pièces se distingueront par leur taille plus volumineuse, facilitant leur manipulation et leur acceptation dans les transactions. Une nouvelle dénomination, la pièce de 200 FCFA, sera introduite, et les alliages utilisés seront composés de matériaux moins nobles. Ce changement vise à réduire les détournements vers des circuits parallèles, notamment en Asie, où les anciennes pièces étaient fondues pour fabriquer des bijoux.
Une stratégie pour inonder le marché
Pour résoudre durablement la pénurie, la BEAC prévoit une commande massive de pièces et mettra en œuvre des mesures obligeant les banques commerciales à en distribuer davantage. Ces institutions, ainsi que les grandes surfaces, sont accusées de contribuer à la pénurie en refusant de manipuler les pièces, jugées lourdes et difficiles à gérer.
Une transition progressive avec les anciennes pièces
Les pièces actuellement en circulation conserveront leur cours légal et coexisteront avec la nouvelle gamme. Cette transition vise à garantir la stabilité monétaire et la confiance des populations dans le système financier.
Avec ces innovations, la BEAC ambitionne de transformer durablement les transactions dans la Cemac, tout en renforçant la fluidité des échanges et la confiance dans le système monétaire régional. L’année 2025 s’annonce comme une étape clé pour l’économie de la sous-région.